Le dépouillement
Journaux d’époque numérisés par Bibliothèque et Archives nationales du Québec, dossiers judiciaires, fonds documentaires constitués sur des décennies. Chaque affaire est lue à la source, résumée, et citée.
Archives · Cartographie · Applications
Atlas Noir édite des applications cartographiques d’histoire. Chaque titre est un inventaire d’archives replacé sur la carte, à l’endroit où les choses se sont produites.
Montage de présentation. Les documents figurés
sont illustratifs, non des pièces d’archives.
La chaîne de production
Chaque titre suit le même chemin. Le dépouillement établit le fait, la carte lui rend son lieu, l’application le met dans la poche de quelqu’un. Le sujet change d’un atlas à l’autre ; la méthode, jamais.
Journaux d’époque numérisés par Bibliothèque et Archives nationales du Québec, dossiers judiciaires, fonds documentaires constitués sur des décennies. Chaque affaire est lue à la source, résumée, et citée.
Le fait retourne là où il s’est produit — l’adresse civique quand elle est connue, le secteur quand elle ne l’est pas, et la mention l’indique. Les grappes s’ouvrent jusqu’au niveau de la rue.
L’inventaire devient consultable : carte, chronologie, recherche, et les reconstitutions filmées à même les fiches. Un titre par sujet, sur le même moteur.
Les titres
Un atlas par sujet historique, tous bâtis sur le même moteur cartographique et la même méthode documentaire. Le crime, le front intérieur, les guerres de motards — et le catalogue s’élargira.
L’inventaire cartographique des affaires d’homicide du Québec. Archives de presse, dossiers judiciaires, et le Dictionnaire des homicides du Québec d’Éric Veillette, utilisé sous licence.
Le front intérieur : la conscription et les émeutes de Québec de 1918, le camp Valcartier, les camps d’internement, Octobre 1970, Oka. L’armée dans la vie civile — traitement documentaire, jamais héroïque.
Le registre des guerres de motards au Québec — attentats, meurtres, saisies, procès — reconstitué à partir de 660 articles de presse numérisés par BAnQ, chacun relié à son fac-similé d’origine.
Norme éditoriale en relecture avant publication.
Les reconstitutions
Une fiche raconte ce qui s’est passé ; elle ne montre pas la rue sous la neige, ni le manteau rouge dans la foule. Les reconstitutions font ça — et elles ne vivent pas à part : elles se regardent dans l’application, à même le dossier qu’elles illustrent.
La première est en ligne dans HOMICIDES : le braquage du 14 décembre 1962, où l’homme au manteau rouge traverse la foule des emplettes de Noël avant d’entrer à la banque. Elle s’ouvre dans la fiche de l’affaire, entre les photographies et le récit.
D’autres suivront, dans HOMICIDES comme dans les titres à venir. Chacune part du dossier documenté, jamais l’inverse : ce qu’on ne sait pas ne se montre pas.
Une reconstitution n’est pas une archive, et Atlas Noir ne laisse jamais planer le doute. Le bandeau est permanent à l’écran, la mention accompagne la séquence partout où elle circule.
La méthode
Ce qui tient d’un titre à l’autre, et qui ne se négocie pas selon le sujet traité.
L’épingle marque l’endroit du fait, pas le palais de justice ni le domicile de quelqu’un. Quand l’adresse est inconnue, la fiche dit « secteur » plutôt que d’inventer une précision.
Chaque fiche indique d’où elle vient — le journal, la date, le dossier, le fonds. Aucun résumé n’est produit sans source, et rien n’est romancé pour combler un trou.
Personne n’est présenté comme coupable sans condamnation. Une personne acquittée est décrite comme acquittée, une affaire non élucidée comme non élucidée.
Une image produite est identifiée comme telle, partout et sans exception. La confusion entre archive et reconstitution est le seul interdit absolu de la maison.
Repères
Un éditeur d’applications cartographiques d’histoire. Chaque titre prend un sujet — le crime, la guerre, ce qui viendra — le documente à partir d’archives, et le rend consultable sur la carte, jusqu’au niveau de la rue. Deux titres existent aujourd’hui ; le catalogue s’élargira.
Des journaux d’époque numérisés par Bibliothèque et Archives nationales du Québec, des dossiers judiciaires, et de fonds documentaires privés utilisés sous licence — dont le Dictionnaire des homicides du Québec, constitué par Éric Veillette depuis plus de trente-cinq ans.
Parce qu’une fiche bien écrite reste abstraite. Voir la rue, la neige, les vitrines de décembre 1962 fait comprendre un fait autrement qu’un paragraphe. Ce ne sont pas des productions séparées : elles sont intégrées aux applications, dans la fiche de l’affaire. La règle est stricte — la reconstitution part du dossier documenté, et elle est signalée comme telle.
En écrivant à [email protected]. Une correction ou un retrait se fait sur simple demande, sans avoir à se justifier, et sans frais.
Pas librement : une partie du corpus appartient à ses auteurs et n’est utilisée que sous licence. Pour un projet de recherche ou de presse, écrivez-nous — c’est au cas par cas, et la réponse est souvent oui.
Du même atelier
La mémoire. Structurée. Transmise.
Atlas Noir cartographie la mémoire publique du Québec. ARCHIV, l’autre maison du même atelier, structure celles qu’on lui confie : familles, figures publiques, institutions. Trajectoire, œuvre, documents et sources prennent la forme d’une archive numérique claire, consultable et faite pour durer — la même exigence documentaire, au service d’une mémoire privée.
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